Pourtant, comme dirait Fernand Raynaud, le Douanier n'est pas bête, puisqu'il est Douanier. Alors, il ne va pas en rester là. Au risque de déplomber le Gwen (qui n'était toujours pas là hier puisqu'il a refait tout simplement le voyage pour voir comment ça a bien pu merder !!!), il nous restera de ce voyage ce souvenir distrayant qui nous sert à changer de sujet à chaque fois que l'on nous demande à propos du tournoi : Alors, vous avez fait quoi ?
A part raconter la vue des tribunes à 1 heure du mat pour certain, nous aurons tous l'excellente feinte : Maman, j'ai râté l'avion !
Ah, les joies d'un club. Quand on aime on compte pas...
Hier donc, le Douanier était au poste. Regonflé par quelques scéances de tir en terre écossaise, qu'il a dû accomplir en duo (tiens !) avec Garcimore, il investit la cuisine du trou sans broncher. Notre émissaire en bouc au ball-trap revient du front en grande forme malgré une présence continue sur le pré, défiant, tel un spartiate, toutes les armées rugbystiques rencontrées. Et si tel n'était pas le cas, en spartiate il aurait été traité, puisque la perte de la barbe était infligée aux soldats qui avaient fui dans un combat. Mais le Douanier conserva tous ses poils !
Et au poil, son repas le fut. Il s'essaya au risotto avec brio selon le précieux secret de cette recette de l'Italie du Nord qui réside dans sa simplicité. Dites riz en italien, et il vous apparaîtra un plat fumant et parfumé, le plat confort par excellence quand il fait froid, et froid, hier, il faisait. Car le pays des Lombards et des Vénitiens vit en permanence sous un nuage gris. Il fait humide et froid dans la région, au pied des Alpes, dans le corridor entre la grande montagne, les grandes rivières du nord et la mer. Si vous imaginez l'Italie comme un pays de soleil permanent, détrompez-vous et parlez-en aux Siciliens qui ont élu domicile dans la capitale économique, Milan. Car, pour en finir avec les idées reçues, le risotto est un plat milanais. Il est à la base constitué de riz, oignons, asperges et beaucoup de bouillons, le tout sous une pluie fine de parmesan. Tout autour de Milan, mais aussi de la grande plaine du Pô, les rizières s'étendent presque à l'infini. C'est un drôle de paysage et tout à fait inattendu qui n'a rien à voir avec le cliché de l'Italie montagneuse et couverte d'oliviers. Vivement notre prochain voyage qui, paraît-il, se fera dans ces parages.
Entre salade et assortiment de fromage, le risotto pu rassasier le peu de castors présents. La tarte aux framboise (!) releva l'ambiance vers une douceur sucrée et infinie. Le Douanier fut gratifié d'un 14 par un jury composé de Perdigue, La Piballe, Pepe, La Fourche, Le blogger et Loulou.
Monsieur et madame hé-ohé-matelot ont un fils, vous savez comment ils l'ont appelé ?
Ce que le Barde en dit :
Jérôme, tu le sais, les papiers périmés
Ne sont pas de bon goût pour franchir la Manche
Et je me suis réjoui que tu puisses exprimer
En terre calédonienne une juste revanche.
Au Buccleuch arms hotel, tu trouvas l’âme sœur.
Le hasard en ce monde étant chose improbable,
Il n’est pas étonnant que l’élu de ton cœur
Fit du tir au pigeon un moment mémorable.
N’imagine surtout pas l’once d’une ironie
Dans ces vers dictés par la seule émotion ;
Aphrodite toujours a pour sale manie
De dominer ses pairs en mal d’inspiration.
Et j’ai trouvé, Jérôme, dans tes travaux d’Hercule,
Dont le fruit fut si doux à nos lèvres gourmandes,
La douceur ineffable des tendres campanules
Ces fleurs de la passion que le soleil quémande.
Ah ! la touche italienne qui enchante le monde !
Ah ! la pâte pétrie par les mains de l’artiste !
Que dieu te reconnaisse, que sa bonté abonde
Et qu’il n’oublie jamais de te mettre sur ses listes.