22 juin 2018

Maxime du jour : Quand il fait chaud, mange de l'aligot !

Par le Barde et le Bardatruc

 

Le printemps touche à sa fin. Deux jours encore. L’été pointait son museau à Musard. Il faisait chaud, très chaud. Fut-ce la raison de notre faible nombre ? Huit, ni plus, ni moins. Les mardis se suivent et se ressemblent. Plus qu’un pour clore la saison. Espérons que la chambrée sera plus abondante.

Un temps à affiner les silhouettes de nos castors ayant accumulé quelques embonpoints pendant cet hiver sans fin. A ce jeu, Titi a pris de l'avance et ça se voit sur le terrain. Cadrage débord, sa course féline mît la pagaille dans la défense adverse. D'un autre côté, il n’a pas trop le choix s'il veut rentrer dans le costard du mariage auquel il est invité la semaine prochaine ! Notre Barde, gâté par la nature, n'a pas besoin de cela pour sculpter son corps, cependant sa régulation thermique le mît à plat plus vite qu'un lapin duracel à l'instar de la majorité des joueurs d'ailleurs.

Toutes choses qui n’empêchèrent pas les officiants de taquiner la gonfle avec plaisir. D’autant que le Tarbais était de retour. En sorte que le jeu fut virevoltant. Même si c’est l’équipe à Sergio qui l’emporta. Avec le Bardatruc et son petit. Perdigue avait bien choisi les siens. Ceint de jaune, on eût dit un bouton d’or.

JB nous regardait du bord de la touche. Même quand JB ne court pas, il court quand même. Je veux dire que son ombre imprègne nos gestes. Pioupiou aussi était sur la touche. La faute au Bardibule qui lui avait taquiné les côtes contre Mandragon.

De petites touffes d’herbes sauvages émergeaient du synthétique pour le bonheur du Bardatruc. Il y voyait un signe du destin. De temps à autre, il s’agenouillait pour mieux les observer. Si Hamilton avait été là, sans doute auraient-ils été deux à célébrer le sauvage. En bons disciples d’Hopkins.

Dans les douches, fourbus par l'effort et dégoulinant de sueur, quelqu'un demanda ce que Max avait cuisiné la dernière fois. Quoi, un aligot, espérons qu'il aura changer de recette…

Au trou, il y avait Maxime. Maxime, il faut son devoir. Et ce ne sont pas ses deux Sèvres qui l’en empêcheraient. Pour nous mettre en appétit, sitôt descendus l’escalier, nous pouvions voir nos assiettes garnies de tranches de tomates, de salades et d’une fine galette d’omelette. Une mise en bouche délicate et soignée.

Pépé tonna. Tous de se mettre à table sagement. Le Prez était là. Il se remet de ses affres ligamentaires peu à peu. Jacouille psalmodiait les bienfaits des beaux jours. Le vieux quatre murmurait sur le monde. Le Prof, digne, susurrait en alexandrins les grâces du temps qui passe.

Vint l’aligot et ses saucisses. Maxime a une conception hivernale du plat principal. Il se fout des saisons. Et il a raison.

Aligot est une graphie francisée du mot rouergat alicouot (ou aligouot) désignant le plat fromager à base de pommes de terre et de tome fraîche. L’origine de ce terme donne lieu à plusieurs interprétations. Dans le Trésor du Félibrige, Frédéric Mistral fait intervenir la racine latine aliquid, signifiant « quelque chose »tandis que Robert A. Geuljans dans le Dictionnaire étymologique de la langue d’oc propose le verbe français ancien haligoter, signifiant « déchirer, mettre en lambeaux », lui-même dérivé de la racine bas francique harion « gâcher », qui a également donné haricot, au sens de « ragoût » dans haricot de mouton.

Il resta quelques saucisses. La faute à une assemblée trop restreinte. Pas à la saucisse qui était ferme et bonne. Il était été mis de passer au fromage bien qu’on ne l’eût pas quitté, aligot oblige.

Mais, auparavant, il fallait bien lancer l’assiette. La première ne trouva pas preneur et s’affala sur le carreau du trou. Puis tout revint dans l’ordre. De petits chèvres et un Cantal firent l’affaire.

Restait le dessert. Toute la générosité de Maxime s’exprima dans la variété qu’il nous proposa : tartelettes, flans, gâteaux basques. Nous étions repus à souhait.

La belote de comptoir pouvait se dresser. Sergio l’emporta. Les mains étaient faibles. Il y eut un perdant ; peu importe son nom. Était-ce Jeff ? Était-ce le tarbais ?

La nuit nous attendait. Un ciel immaculé ponctué d’étoiles. Hamilton partit une baguette à la main vers sa rue musicale en sifflotant du Haendel. L’ode à Sainte-Cécile bien sûr. Tandis que le vieux quatre demeurait fidèle à son Schubert. Plus qu’un mardi avant la par-là ou la pétanque. Et c’est notre Don qui sera de trou. En conclusion d’une saison de plus. Une belle saison.

19 juin 2018

Match avec Mondragon : naissance de la coupe "AgusAlain"

Par le Bardatruc et le Bardibule


Quelle leçon pour les Archiball, que de jouer avec cette si belle équipe de Mondragon.
D'un côté 6 Archiball quadra, 3 stagiaires quadra, 3 légionnaires quadra et baraqués, 2 enfants tel est l'effectif (pathétique) inquiétant présenté par les Archiball.
De l'autre, 12 jugadores de Mondragon, quinquas et sextas prêt à livrer un combat difficile mais sans jamais esquiver.


Ce triste constat interrogeât les présents à propos des absents : les plus jeunes mais également les quinquas connaissant parfaitement l'esprit et l’intégrité de nos partenaires ibériques.

Un samedi matin doux et ensoleillé de juin, à la même date que la fête des 50 ans l'année prochaine, comment expliquer cette désertion générale, joueurs et non joueurs, alors que nous sommes le club hôte et que c’est le dernier match de l’année !

Que répondre aux “Mandragones” demandant des nouvelles de untel ou untel ? Malaise.

Blog à part. Dudu en arbitre valait à lui tout seul le détour. L’esprit club est rugby et Dudu est rugby. Un architecte du mélange du genre. Adelante pour les bleus. Seuls les en avants étaient sifflés. Adelante, pour les rouges, verts, bleus… Les autres fautes on s’en branle en Espagne !


Il est vrai que pour le dernier match programmé de la saison. La masse n’a pas fait et ne fait plus loi. Le plaisir de la retrouvaille pour conter les anecdotes d’un montois en herbe à la dent dure qui prie son prochain de le retenir pour éviter la bavure, ou de cestui là qui conquit la toison et s’en revint sans usages et raisons pour conquérir de nouveau match a foutu le camp... Le doodle avec un “D” ne trouve pas son point G. Pourtant le doigt a cette vertu de nature de proposer l’extase. Pour les puritains, l’extase est un état en dehors. Rare est l’extase dans un spleen moderne d’une vie à toute allure, de la ralouille attitude, ou des histoires qui n’en sont pas et malheureusement des réalités du temps qui n’ont comme ambition que de nous infliger de tristes blessures qui nous éloignent des copains et d’une philosophie réparatrice propre à celle des castors. La constance du trou et la permanence du lien. Celle de nous sortir la tête du trou, tout en nous la gardant au fond. Woody sur le sujet évoque “mon cerveau est mon deuxième organe favori…”

Le prez qu’il n’en déplaise est là avec un genou, pure organe de liaison “je-nous” en moins du coup il compte pour deux le bougre. Peyo n’avait lui aussi qu’un seul genou, le membre lui rappelle que le ménisque s’en fout de parler le basque espagnol. Les mains suffisent pour faire l’affaire.

Piou Piou avec son padawan de père (en Basque padawan se dit patxaran) s’est levé aux aurores pour astiquer la patate et se dorer la frite. Comme d’autres mais sans le même objectif. “Un si fragile vernis de castors…”


Le Vieux 4 galère pour ses abonnements mais tient la route pour garder le lien intime du dragon et du castor. Toute une chimère! Le rêve est chimère. En un seul mot je vous prie, car la branlouille matinale se fout des nouvelles histoires.Et le trou en ce samedi matin était Escassut et Basque, Vieux 4 en prime.

Zinzin a fait une apparition puis comme tout sein a disparu. C’était apparemment la saint Zin Zin. Le premier match du club de Mondragon fut contre des vieux castors. Ils nous l’ont rappelé pour nous préparer pour leur 25 ans.

A ce propos nous proposons à chacun de garder dans leur planning ce rendez-vous d’histoire. Ils font chier les castors 50 ans par ci, 25 ans par là, des morues en voilà, que des lapins en retour. Bref Castors réveillez vous, ils sont devenus fous.


Coco était là, ses excuses de toucher la barre des 90 (pas kilos mais printemps) ne tiennent pas la route. Il ne le sait que trop. Du coup le patriarche est présent et envoie du Lala pour le plaisir de Mondragon et des castors présents. Le trou est heureux et chante. Les générations se suivent et ne s’assemblent pas… oups ne se ressemblent pas. La transmission se fait en présence. Coco le répète le trou est une union. L’union est un entre-deux. La pensée Desprogienne pousse une réflexion sur le sujet qui pousse à réfléchir “L’union fait la force mais la force ne fait pas l’intelligence”. Nous passons de 90 à 40 entre les deux plein d’histoires qui ne sont pas là pour les raconter. La soustraction est simple et se rapproche d’une division qui au départ visait de multiplier des additions. 50 ans de castors cela en fait des castors. Des rigolotes, des moins rigolotes putain les castors c’est la vie.

Mais le trou ce n’est pas uniquement ce qu’il vous donne, c’est ce que vous en faites!

Le vieux 4 porte bien son nom, le zaharra est un dessert pour la réception. Même si de mémoire il ne s’est jamais fait appeler “4” du coup il est intemporel. Il joue avec l’équipe qui est présent et reste dans le partage.


L’ambiance fut bonne même si le biniou de notre amiral nous manque, la trompette de notre Joel n’a pas pointé son canard, l’entonnoir de Saby pour sonner le buzz resta dans la bouteille, et toutes les cordes vocales qui pourraient à l’unisson faire pleurer les chœurs basques. Et sur le coup je met un coup de hache dans le coeur des choses.

La symbolique se fait dans l’instant. Un mélange de répétition et de nouveau. Et pour le nouveau, notre cher Alain-Charles et Agustin proposèrent de créer la coupe "AgusAlain". Le trophée en serait une un corps de castor avec une tête de dragon et en même temps une tête de castor sur un corps de dragon. Le paradoxe de toutes chimères. Un putain de mélange qui mérite le chant du Barde. Il est bon notre Barde car il écrit les histoires.

Le trou se vit sans soleil. Il est hors temps. Sinon on ferait un pique-nique.

Merci à Flo,à Ben qui ont géré cette saison de jeu à 15 avec 8 joueurs en moyenne. Ils ne lâchent rien car les deux sont des joueurs. Ils sont familles!

Merci à la famille Escassut, membres actifs des castors qui gèrent au noyau des choses, l’union dans la bouffe et franchement leur boudin est bon. Piou est un Piou Piou qui lui aussi en vaut deux ! Un avis de recherche est lancé pour trouver sa soeur. Le castor donne et cajole son trou. L’esprit grâce à sa vertue perdure.

Les Français n’ont pas pris une rouste contre les blacks même avec un joueur en moins. Pourtant les prophéties sont impitoyables quand on se frotte aux noirs des choses. Haka bien se tenir! Les castors dans un esprit solidaire et de rugby ont tenu la barre avec le bar. Le noyau tient. Les lignes se resserrent dans l’adversité mais le plaisir du nombre dans l’amitié implique une prise de conscience de chacun.

Merci aux actifs, merci les anciens. La prochaine saison a pour ambition suprême celle de nos 50 ans.

17 juin 2018

Chérie, j'ai encore oublié les Archis ! Oh, quelle andouille tu fais mon amour...

Par le Barde, Bardibule et Bardatruc

ll existe, paraît-il, une théorie des nuages. Je crois qu’un romancier avait commis un livre sur ladite théorie. La théorie des nuages, c’est un beau titre pour un livre. Même si cette théorie est une fiction. D’ailleurs, ce livre en était une.

Il y avait ainsi de merveilleux nuages dans le ciel de Musard. Et des pans de ciel bleu. En sorte qu’un arc en ciel advint. Serge était en osmose avec la nature puisqu’il avait enfiler son maillot de la gay pride. Jean-Phi qui effectuait ses tours de terrain s’en rassasiait dès que sa course le lui permettait. Une pluie intermittente battait le pré. Le Bardatruc était accompagné de son petit. Son prénom, Raphaël, lui va comme un gant. Il provient de l'hébreu et signifie « Dieu guérit » (de refa, « guérir » et El, « Dieu »). Il va donc de soi que ce petit est gorgé de talents. Toutes choses qui n’échappèrent pas à Sergio. D’aucuns en vinrent à taquiner le père en louant l’art du jeu du fils.

La partie fut assez équilibrée. Il fallait un gagnant ; ce fut la bande à Sergio. Le toucher fut vif, haletant. Le souffle souvent coupé, les castors s’en donnaient à cœur joie. Jeff était un peu las et se réveillait de temps à autre par des courses tranchantes. Le bardibule était égal à lui-même : tout en interception et finesse.

Au trou, personne n’était de bouffe. Et quand il n’y a personne, c’est Jacouille qui s’y colle. Jacouille n’est pas personne, bien sûr, puisqu’il est Jacouille. Par lui, avec lui et en lui, toute action et toute grâce pour nous castors.

En entrée, des huîtres de mer accompagnées d’un petit rosé de raisin. En plat de résistance, des andouillettes, sauce au vin blanc, accompagnées d’un énorme gratin de macaronis. De l’andouille pour un mardi oublié, vous avouerez que le cuisinier absent a de l’humour...

Sur la photo, on voit clairement comment Fayou bourre l’andouillette, avec le doigt !

Le plaisir est dans le partage. Nous passâmes un bon moment comme quoi le mélange des andouilles est salutaire. La saison chante l’été et malgré tout de nombreux castors hibernent. Nombreux sont ceux qui redoutent la liberté du trou car elle nécessite des responsabilités. Merci à notre Gary Grant qui s’est cassé les couilles à faire un listing de tour de bouffes. Les castors sont des cons. Ils n’aiment pas la néglige. Le collectif et l’associatif nécessitent des qualités dans le sens du respect des copains. Il y a d’autres manières de dire merde à ces copains que de sauter son tour de bouffe. De nombreuses solutions sont possibles. L’esprit copain est fait pour ça! Le trou est ouvert mais pas fermé. Sinon ce ne serait pas un trou. Le trou se distingue du vide par ses contours.


Pas de lancers d’assiettes. On imagine mal personne lançait des assiettes. Fut-il Jacouille. Ce qui n’empêcha pas la présence de fromages. Pas de chansons. Pourtant, Pioupiou était bel et bien là. En personne. Tel père, tel fils.
Après le fromage, le dessert, cela va de soi. Et, en guise de dessert, une tarte aux pommes. Certains jetèrent un œil sur leur smartphone pour voir la victoire des bleuets contre les baby black. Après la branlée de samedi, cela faisait chaud au cœur. Espérons que ces jeunes pousses pourront exprimer leur talent en Top 14.
Pépé fit une saillie préventive en prévision de la finale U20 contre ces enc...d’anglais, dixit Pépé.

La belote vit la défaite du bardibule contre le bardatruc. Et la victoire de Jeff. Sous l’œil averti d’Amélie. Pas de grands jeux, de petites mains et le hasard qui fut plus ou moins bien les choses. Titi tira son épingle du jeu, et, pour une raison qui nous échappa, Sergio entama les sucettes à l’anis. Tous de reprendre en cœur. Avec une déclinaison audacieuse en remplaçant Annie par Régis, sans doute pour renforcer le son is. La chanson est son et sens.

La nuit était calme. La pluie avait pris la poudre d’escampette. Le vieux quatre chantonnait la truite de Schubert. Le Bardatruc pédalait vers ses pénates. Jeff et Amélie devisaient. A la manière de Boucard et Pécuchet comme si « leur rencontre avait eu l’importance d’une aventure ». Quant à Jacouille, la porte refermée, il tendit un regard vers le ciel et cita ce bon vieux Montaigne : « Mon métier et mon art, c’est vivre ». Et c’est vrai que notre Jacouille met beaucoup d’art dans nos vies.