28 janvier 2009

Le cuistot de la semaine, quéquette en bois

Par Perdigue


Malgré l’appel de tous les Castors de na pas se présenter à Musard, seul Dudu, l’homme à la pointe de la technologie, s’est présenté sur le pré.
En homme de terrain, lui seul a retenu le vieil adage qui dit « t’en pète en janvier, t’en chie en février ! », se disant que ce n’est pas raisonnable d’affronter les Old Lions jeudi 5 février 2009 à 20h à Sainte-Germaine sans préparation physique.
Mais attention, le Castor a du ressort. Du coup, désertant leurs barrages malmenés par les récentes crues, les voilà à faire du footing sur les quai ou bien à faire du Jorkyball.
D’après le petit Vigneau illustré, le Jorkyball est un mélange de foot, de billard et de squash, qui se joue à 2 contre 2. Le Blogger, avide de nouvelles sensations, s’y est rendu et nous livre un complément d’information : ça se jouer au pied. Le terrain ressemble à s’y méprendre à un chiotte avec 2 cages. Que le chausse-pied fait parti intégrale de l’équipement afin de pouvoir faire un demi tour sur place en moins de 2 minutes. Enfin, je vous retranscris tel quel les premières paroles du grand homme, alors que je m’étonnais de sa tenue à manche courte, tandis que je me pelais les couilles sous la prise d’air du bar « Putain, ça se voit que t’es pas venu. J’en peux plus, j’ai chaud, j’ai le cœur à 140. J’ai soif. Je vais crever ». S’en est suivi une litanie peu valorisant sur le jeu au pied. Lui, qui, pourtant, en est un fervent adepte lors d’âpres batailles sur des terrains exotiques.
Pour les autres, on était tous au trou pour taper le carton, papoter avec nos vieux et s’entraîner à l’apéro pour la fameuse rencontre du 5 février suce nommée…
En vieux renard qu’il est, Titi avait annoncé le menu par mail, pour être sûr d’avoir du monde pour un repas où le Lou Gascoun reprenait la place qu’il n’aurait jamais du perdre : l’apéro.
La suite nous la langue coincée sous les godasses dans une mare de salive :
Velouté aux Champignons de Quinsac.
Blanquette de Porc aux épices mauricienne et son riz basmati.
Plateau de fromage aux forts accents francomtois (Mont d’Or, Cancoillotte,...)
Fondant au Chocolat.
Présenté comme ça, on se croirait chez Marx (Thierry, pas Karl).
Le velouté l’était, les champignons aussi, mais à la deuxième assiette, je me demandais si je n’allais pas me retrouver l’oignon comme un champ de fraise le lendemain matin, tellement c’était relevé.
Heureusement, arrivait la blanquette qui ne devait être que douceur. C’était sans compter sur les épices de Maurice. Comment Titi a pu avoir la main aussi lourde. Et d’abord, qui c’est ce Maurice ? C’est lui qui a fait la bouffe ou quoi ? On va finir le prose dans un état lamentable.
Alors, qu’on était a moitié débraillé, semi excité à la moindre vue de ce qui ressemblait de près ou de loin à une fente ou un trou, arrivait le fromage sur un lancé d’assiette au début incertain mais qui se fini bien.
De la cancoillotte. Ça y est c’est le bordel. On va refouler du clapoir pendant deux jours et ce soir on dormira sur la béquille jusqu’à demain matin. Pendant que Miguel et le Panda s’en foutaient plein les digues, et que plus personne n’avait d’illusions sur l’issue de la soirée, les paroles de Thiéfaine me reviennent en tête :
« Si avec Charlotte tu vas plus loin
Mets de la cancoillotte sur le traversin
Je te jure mon pote ce truc c’est dingue
Ça t’fout le vertige pour le bastringue »
Finalement, Titi crache le morceau. Maurice est une grande blonde et légitime en plus.
Ha, Isabelle ! Nous voila mignons. Titi aurait mieux fait de rien nous dire. Y’a des moment où il faut savoir mentir quand on abuse des saveurs pimentées.
Notre émoi est palpable, mais ne nous enlève pas l’odorat. On prévient Titi que ça sent le cramé et il nous répond « C’est normal, c’est du chocolat !!! ».
Résultat, le fondant au chocolat ne l’est plus des masses, ce qui ne nous empêche pas de nous cramer la gueule.
Maurice, au nom de tous les Castors, de grâce, assume la cuistance jusqu’au bout. Le seul truc qui n’était pas pimenté m’a foutu des cloques au palais, il ne faut pas laisser Titi seul sur des coups comme ça.
La nouvelle équipe du bar a changé son premier fut de bière, ce qui prit beaucoup de temps et nous a amené à une heure indue de la nuit. Sans l’aide de Gwen, on y serait encore. Heureusement, la bière réduit les crampes et on a pu rentrer serein et reput.
Le travail en binôme est décidément une bonne chose et celui qui nous a fait la croque en est un ardent.
Le cuisto est grand, qu’on l’en…
Isa, Bébelle, Maurice est grande (et blonde), qu’on l’em… brasse.

Le Barde en profite pour revenir à ses premiers amours :

Mon pinson, connais-tu ce vers
« O triste, triste était mon âme » ?
Comme il sied à ce soir d’hiver
Où je fus si loin de ta flamme.

As-tu vraiment été fidèle
Aux promesses d’un après-midi ?
Mais je sais la tendre Isabelle
Aux fourneaux pour son p’tit Titi.

N’empêche, tu m’étonnes mon pinson
Par la variété de tes mets.
Exécrant ceux qui tournent en rond
Je te retrouve tel que tu es.

Après Verlaine vient Mallarmé,
Mais aussi Mozart et Caroll.
Car en cette journée de janvier
Ils vinrent au monde à tour de rôle.

Que n’as-tu commis des lapins
En hommage à la douce Alice,
Et chantonné avec entrain
Des airs de Léopold fils.

Mon pinson tu es un artiste,
O toi mon oiseau des près
Qui avait choisi d’être en piste
Dans ce pli du calendrier.

Pour toi j’ai retrouvé ces vers
Que d’aucuns jugent inutiles
Mais ils voient le monde à l’envers
Ceux qui trouvent ces jeux futiles.

Je te loue ô mon pinson
Pour tant de grâces entremêlées
Que reviennent à l’unisson
Le temps des passes et des mêlées.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

chers archis,

mon titi, a innover sur le poivre pour vous réchauffer le coeur et l'âme, certes il adore le piment!!!
quant à votre troisième jambe, il me semble que vous en parlez à toutes les sauces;
Néanmoins j'ai essayé de varier lou gascou
je ne désespère pas de vous épater un jour quand mon titi suivra pas à pas mes instructions!!!!
je vous embrasse

Anonyme a dit…

le poivre m'en fait perdre mon orthographe ou peut-être votre appréciation sévère!!!

perdigue a dit…

Maurice, on t'aime.