28 octobre 2021

Le cuistot de bouffe : SuperCARYfragilisticexpialidocious

Par Le Barde et Bardibulle


Il n’y avait plus de Harley-Davidson, autant dire qu’il n’y avait personne, enfin, pas tout à fait, il y avait juste ce qu’il faut. Pas plus. Or, c’est précisément ce petit plus qui nous manque. Par contre, flottait comme un air d’enfance et de jeunesse. Les petits de Christophe, Jean-Phi et du doc foulaient le pré. Une forme d’équilibre du temps avec nos trois soixantenaires. Une pleine lune veillait sur nous, belle, merveilleuse.

Las, deux blessures musculaires vinrent fragiliser davantage notre petite bande. Le Prez et Jean-Phi durent jeter l’éponge. Comme JB, fidèlement, était là, ils papotèrent près des rambardes.

Nos touchers relevaient, parfois, de la caresse. C’est à peine si nous effleurions les appendices moulants de nos adversaires. Sans doute faudra-t-il bouter hors ces ersatz et laisser libre cours aux courses farouches du possesseur de la balle.

Cary Grant ne nous avait pas fait faux bond. Il était bel et bien parmi nous. Et d’office. L’assemblée des fidèles se résumait à une vingtaine. Enfin presque. C’était un peu le temps retrouvé même s’il manquait Pépé. Le trou sans Pépé perd un peu de son âme. Mais la présence de Guitou, Palanquès ou Coco confirmait que le temps juste est celui qui mêle la diversité des âges.

JP avait concocté une garbure. La soupe poursuit son bonhomme de chemin. Toutes ses variétés y passent. Un bouquet. Et quelle garbure. Les linguistes discutent encore pour savoir si l'étymologie de la garbure provient de l’espagnol garbias (« ragoût ») ou, comme il est précisé dans le dictionnaire Robert qui atteste l’apparition du terme dès 1750, d'un vocable gascon, garburo, repéré déjà au xiie siècle. Une entrée bien de chez nous en somme.

La nuit suit le jour, et la daube la garbure. « La daube n’annonce-t-elle pas l’aurore de nos sens ? » Piou Piou sur la question est un traiteur philosophique. Intarissable dans l’appellation d’origine contrôlée. Il proposa à Cary son support en étymologie appliquée. La cuisine est en effet un plaisir d’essence. Cary opta pour tendre la joue. La claque se fera, elle, aux palais. La chair tient à la sauce et la mijote trouva son jus. Du Sabite pour claquer le tout ! Que du bon en goût, en mots et en chansons. Point de plaisirs sans PiouPiou qui chante. Sur le coup, il sortit la meute. Christophe protégea du mieux les oreilles enfantines. Pourtant l’innocence du trou est bien là. L’enfance se rassura même pour les grands à travers son gratin de pâtes. La madeleine de Proust tient à peu de choses, la régression s’éprouve dans la grandeur du « mes langes ». Il est vrai que le gratin de pâtes est une arme redoutable pour réveiller le gone qui se cache-cache en nous. Cary hypnotise. Les deux firent un et remplirent les assiettes qui n’en demandaient pas tant. Quitte à régresser autant que cela soit le ventre rond. Con se le dise !


Rien à dire sur le lancer d’assiettes. Un sans fautes. JP a de bonnes mains. Rien à dire non plus sur le trio de fromages : Saint-nectaire, brie et chèvre. Poulet et Hamilton apprécièrent. Quant à la crème brûlée finale, un don de Dieu. Oui, le trou tient de l’office. La messe était donc dite. Il ne restait plus que la traditionnelle belote de comptoir conclusive.

A ce jeu, le barde encore l’emporta. Les temps changent. Puis Poulet sortit à son tour. Autant dire que l’Ain avait la côte. Et le bardibule de surprendre Hamilton pour s’épargner d’être le dindon de la farce. Pendant ce temps-là, Mozart et Cary Grant conversaient.

La nuit avait encore des relents d’été. Le ciel était piqueté d’étoiles. JP s’en retournait vers son Bassin où Lolo, sans doute, fêtait son anniversaire. La vie va, la vie nous va lorsqu’elle nous rassemble. La vie est douce.

25 octobre 2021

Le Cuistot de bouffe : Amélie Mélo

Par Le Barde et Bardibulle

Sur le parking, une Harley-Davidson et un scooter. Peyo et Léo seraient de pré. Un pré bien garni ; on tutoyait la quinzaine. Les beaux soirs reviennent. Sergio était descendu de ses montagnes. Il put faire la paire avec Seb. Autant dire que l’adversité fut délicate. N’importe, la gonfle fut alerte, sous l’œil attentif de JB.

Bien sûr, il y eut quelques éclats de voix. Un toucher à Musard, c’est un peu la chanson des vieux amants ; elle a sa part d’orage. Le rugby sans caractère serait si fade. Mais le toucher tient surtout de la caresse. La peau du cuir, c’est un peu la peau du monde. Et puis, nous sommes d’un œuf ; le castor est un ovipare. Il faut tordre le cou aux vérités des espèces. La queue plate nait d’un œuf.

Jean-Phi roucoulait dès qu’il saisissait la balle. Il était si heureux. Et pour mieux montrer son affection à Sergio revenu, Hamilton le gratifia d’un coude enamouré. Christophe se tenait sur son aile. Et ses courses étaient pareilles au vol d’une hirondelle.

Le trou aussi était garni. Pour la première fois. Pépé aurait été content, mais il n’était pas là. Titi non plus ; il est en voyages de noces dans les Pouilles. Par contre l’amiral était de retour et Alain Fageole itou. Lolo arborait le visage apaisé d’un grand-père.

C’est Amélie qui était de bouffe. Le roi des poules est aussi celui du pâté. Il y en avait de toute sorte, précédés par une onctueuse soupe de légume. L’automne pointe le bout de son nez ; la soupe est de saison. Croucrou veillait au grain auprès de son comparse. Ils font la paire Amélie et Croucrou.

Sur le coup le cuistot marquait des points et faisait concurrence au fameux menton de nos Pyrénées. Point de bouches cousues pour dire que la soupe est bonne. Le diablotin dans la soupe envoie vraiment du lourd. La suite s’orienta dans le sacrifice de la bête. Un rôti de porc, farci et délicieux à souhaits. Le tout est dans la cuisson. « La réussite tient à un fil » songea le doc. Qui pour l’excellence coupe la bête au scalpel. Le thym, l’ail, la chair à saucisse et épices donnèrent au plat principal un je ne sais quoi de principal. Hamilton devant une telle excellence leva une nouvelle fois le coude. Un tic qui toque et qui la fin de l’envoie fait mouche. Pour le légume nous eûmes du légume. Pas blette, la bête qui s’en rapproche. Le vieux 4 aurait pleuré sa patate et Dudu son olive. La bête s’accompagna de salsifis. Rares les fois où sa blancheur fut verdure dans le trou. « Un tragopabon » pour les enfants qui garderaient la frite pour rien au monde. Mais sur ce coup, Amélie fut notre poulain et surprit les palais. L’inuline prend sens et le salsifis sous les pattes de notre cuistot renoua avec son genre Tragotrobon.

Le lancer fut parfait. Seule l’assiette destinée à Toto fut rebelle et s’écrasa sur la table après avoir sectionné son verre. Pas l’ombre d’une égratignure.

Les desserts gardaient le même tempo de l’excellence. Le cadet des soucis pour notre hôte pour satisfaire nos panses. La nature trouve du simple dans la réussite en bouche. Les papilles eurent de la variété en tartes. Tarte en crèmes, en pommes, en veux-tu en voilà. Même les allergiques au sucre prirent une part. L’inuline ne peut rien pour libérer un shoot’ d’ insuline. Le tarbais dans la tarte retrouve ses délices, point de gourmandise sans extase.

La belote de comptoir vit le triomphe d’Hamilton. Et la chute du barde. Les mardis se répètent inlassablement. Avoir la main est un art. Sergio, lui, s’en sortit par un savant dosage entre prudence et audace. Quant au Prez, il fut présidentiel. Pas une seule faute de goût.

La nuit nous attendait. Une douce nuit d’automne, fraîche et revigorante. Coco sautillait sur le pavé. Et Amélie, comblé, s’en allait retrouver ses chères petites poules.

13 octobre 2021

Le cuistot de bouffe : Mise au vert du haricot tarbais

 Par Le Barde et Bardibulle


Le castor pour ce premier mardi d’Octobre se prête au jeu à cep. Il coche les cases pour remplir son pré. JB est un pilote et ne sait que trop que pour un bon décollage la check-list est de rigueur. Nous pouvons identifier dans l’arrivée des rongeurs en mal de gonfle des similitudes liées aux hasards des moyens de transport modernes. Ce n’est pas le plus motorisé, le plus rapide. Nul ne peut dire entre l’automobiliste, le motard, et le piéton qui sera le premier ! L’arrivée mériterait des paris en ordre et en désordre dignes du Quinté plus qui se jouent à Vincennes. Si paris m’étaient conté ! Première mise : Pourrais-je rentrer ma voiture à Musard. Le portail par enchantement est ouvert. Magie d’un magnétisme animal, celui-ci est souterrain mais offre la possibilité de choisir sa place. « Jean Phi et Christophe sont souvent là. Plus tu t’éloignes et plus t’es proche ! en 3 contre un… » L’analyse de PiouPiou pousse a de bon pronostic. Le piéton est rêveur. Les deux garantissent la levée d’une barrière. L’éclairage est programmé. Même si de nos jours l’imprévu reste un impondérable en suspens. A quand l’appli sans impondérable. Et la lumière fut ! Le nombre check : 10, l’éclairage check : On voit le stade en synthèse, le parking check : ça papote autour des voitures en ligne. Et l’UBB kart est toujours criblée. Les vestiaires pas check : les vestiaires sont fermés. « Je touche mon Mardi dans le désordre, j’avais parié sur pas de lumière mais des vestiaires » Piou Piou proposa quelques genou-flexions tournées vers le Sud-Ouest pour faire tourner la providence. Le miracle tient dans la clé. Allo Roger, ici Castor October. Je suis sur l’embout de piste. Prêt au décollage.

Sur le pré nous retrouvâmes notre Maxime. Le jeune en pattes, et la fameuse « Nous agrandissons des 22 au 50. » Cela manquait, à quand le redoutable « on joue sur grand terrain ! ». Le pinson sur le coup en perdit l’intervalle. Rappel mathématique pour les jeunes. De l’en-but au 22 cela fait 22, et des 22 au 50 cela fait plus de 22 ! Doc est venu avec sa relève. Même course, même prise d’intervalle, même passe, la seule chose que la jeunesse devait avoir de sa mère tient dans la crinière. Le Doc côté capilliculture parie sur l’avenir. La fougue est familiale. Les cheveux au vent pour l’un, les en avants pour l’autre ! Le jeu mérite d’être appuyé sur ces deux mains.


Titi en revanche s’arrêtera à une. Les règles sont complexes. Seul le Barde limitera sa touche en alexandrin à 12 pieds. Père et fils étaient dans le même camps. Freud sur le bord trouva un jeu sans complexe et revisita son Œdipe. A ce propos, Œdipe aurait moins fait de conneries s’il avait eu une gonfle entre les mains. Bref, les cannes font la vie belle pour tâter l’aplati. Gloire au Doc. Dudu pour sa part a gardé sa chevelure et parie moins sur ses pattes pour le décalage. Il a l’œil du bougre. Celui qui te fait regretter de ne pas y avoir cru. Piou Piou a beau y croire. Mais la croyance mérite de l’inspiration pour ne pas dire des insufflations. Le Barde et Hamilton dans la grâce du jeu. Les trois quarts ont dans la course ceux que les gros ont dans leur impact un soupçon de légèreté et de finesse. Alex sur son aile travaillait la partition à la Dacquoise…

La douche avec les vestiaires ouverts. Quine et carton plein pour les paris !

Tarbais ou Toulousain, c’est tout comme. D’un mardi l’autre, la soupe de poisson est de mise. Pour quelle raison ? Mystère. Passe encore pour Toulouse. Après tout, la Méditerranée n’est pas si loin. Mais Tarbes ? Mystère. On pouvait espérer du haricot. Que nenni. Enfin, pas tout à fait.
A défaut d’être tarbais, le haricot était vert. On a le haricot qu’on peut. N’importe, il était bon. Et accompagnait à merveille le poulet. A la différence du tarlousain, Seb ne poursuivit pas sur le poisson. La volaille a des charmes qu’il ne mésestime pas. Nous eûmes droit à du poulet.

En regardant les cuisses du volatile offert à notre convoitise, Amélie versa quelques larmes. Mes pauvres cocottes dit-il. C’est un sentimental Amélie. Et de penser à ses petites qu’il couve d’un amour absolu. « Tu crois pas que tu en fais un peu trop avec tes poules ?» lui dit Pépé. Amélie ne répondit pas et mâchouillait son poulet avec dédain.

Pas de vieux quatre pour faire le coq. Il reste dans ses montagnes. Mais Guitou était là. Non pas qu’il soit coq, non, il suffit de l’entendre chanter. Guitou, c’est un rossignol. On ne déguste le rossignol que par son chant ; sa chair, c’est son sang. Pioupiou était étrangement calme. Alex évoquait les écoles de rugby landaises.

Un beau brie prolongea un lancer d’assiettes audacieux. Le coulant après le ferme. Le Tarbais a la main leste et sûre. Poulet apprécia. Il sait ce que brie veut dire. Même si les fromages de l’Ain ont sa préférence et plus précisément de Bresse. Il était assis à côté du barde et du doc. Le Rhône était en fête. Les trois font la paire.


Bis repetita. Et va pour la mousse au chocolat. Les desserts se répètent. Le bon a de la suite dans les idées. Elle était onctueuse, suave et délicate.

La belote de comptoir vit la victoire du barde. Plus de trois ans qu’il n’avait enlevé le morceau. Il était tout fier d’avoir rompu le mauvais sort. Quant à Hamilton, il subit la loi du bardibule dans le duel final.

La nuit jouait à cache-cache avec la pluie. Jean-Phi chantonnait Les vendanges de l’amour. Le Tarbais récitait son chapelet de haricots en louant le très haut, fier d’avoir rendu ses grâces. Quant à Lolo, il était grand-père. La nouvelle tomba sur nos écrans. Le petit Corentin est de ce
monde. Papy Lolo et mamie Caro sont aux anges.

11 octobre 2021

Le cuistot de Bouffe : La queue de poisson tarlouzaine.

 Par Le Barde et Bardibulle


Il y avait de la lumière, les vestiaires étaient ouverts. Jean-Phi était rassuré. Mais il bougonnait encore un peu ; nous n’étions que neuf sur le pré. « Dieu que cette reprise est laborieuse » se dit-il. Et sur les neuf joueurs, quatre dépassaient la soixantaine. Jeunesse où es-tu ?

N’importe, ils jouèrent. Et Jean-Phi fut exceptionnel. Du grand art récompensé par un bouquet d’essais. Sur son aile Pioupiou demeurait coi. JB appréciait sur la touche et, de temps à autre, ne répugnait pas à arbitrer nos litiges.

Dans le vestiaire, le bardibule allait un champ sur l’un de ses maîtres. Il entonna « Tous les lacaniens, toutes les lacaniennes », sous l’œil suspect de Pioupiou mais avec le concours du barde. « Le la quand il manque oblige» dit Dudu. Titi apprécia et opina du chef.

Le tarlousain avait fait le déplacement. L’assemblée était étique. Les mardis se répètent. Toutes choses qui ne nous empêchèrent pas de cancaner à l’encan. Le tarlousain dans son jeu d’équipe ne se déplace jamais à vide. Il sonna à multiples reprises à l’entrée, pensant s’être trompé de trou. Personne pour l’aider à porter ses cagettes de légumes de son pais, et de ses bacs à glace pour maintenir le poisson pêché du matin dans le fameux port toulousain.

Il descendit les marches. Chaque pas son écho. Le trou a son histoire et le tarlousain les siennes. Parfois elles se mélangent, elles se subliment jusqu’à ce qu’il sorte en nostalgie sa fameuse saucisse. Le castor a de la saucisse dans les idées. L’art de sa cuisson de la fameuse ne se déguste qu’avec les yeux. Le spectacle avant de se mettre en bouche est un chemin de traverse entre nos deux villes qui supportent pourtant le même fleuve. Pour en profiter il faut piqueniquer quand vient le début de l’été. Il a de l’embouchure dans ses idées. Le bougre ! Bref l’entrée à défaut de sortir du porc viendra du port. Toujours de Toulouse. Au coin à droite, après le rond-point. Une soupe de poisson qui nous fera oublier que le repas à son entrée, son plat principal, son fromage, et son dessert. Même si le dessert de notre hôte aurait mérité une ode à Cécile. Con se le dise.

La soupe aurait pu être unique tellement elle était charnue et douce à la fois. La rouille y croutons, et fromage râpé pour attacher toutes ses saveurs. Son fronton se fera blanc. Le Tarlousain a des ambitions qui sont loin d’être caché. Il vise la cuillère on boit.

La suite fera encore une queue de poisson à la saucisse suce dite. L’homme brille dans la mer qui à défaut de porc prête la vague à l’âme. Un petit air de Nougaro pour remplir le fond du trou. Pour ne pas le toucher, le cuistot a des remèdes. La mélodie et la cuisine de la mer jazze notre plaisir d’être là. Le subtil de l'effet mer je suppose. Un petit coup de chou-fleur par ci, une patate pour les inconditionnels, une carotte par là pour pouponner le tout, l’assiette est aérienne et en herbe. La saupoudre d’un persil en découpe. Nostalgie d’un sécateur privé de pré. L’œuf de la poule, dur pour lui trouver une place. Les gosiers sont repus. L’art et la manière tarlousaine. Simple et complexe, en lourd aérien en somme. En fond, Claude pousse en box, « Boxe, boxe, boxe ! ». Ca y est, une place pour le fromage. Tant pis pour le nez qui lui continua à prendre des coups. Tartons tarin à la récré pour la souchonnade. Le fromage visait une triplette. Deux narines bouchées et une langue en fleur pour la déguste. J’imagine que le camembert de Toulouse n’a pas dû voir la mer depuis longue date.

Le dessert une pointe de douceur et d’amour pour notre trou abrupt. Un parfum de féminin qui prête par magie une présence à l’absence. Jean-Phi rogna 5 minutes avant de rejoindre ses saints pour profiter de ce nectar des anges. 5 minutes ne sont jamais de trop pour sécher des larmes de retrouvailles. Le dessert dévoile son parfum d’un fameux fait maison. Le lien est en partage. L’estocade pour les amateurs présents au trou. Le Tarlousain est un poète et sa muse bien présente avec nous. « Quand notre ventre fut rond, en riant aux éclats, Il nous dit : « Allons, jubile ce sera une mousse au chocolat » de Cécile, Cécile… ». Quelle belle idée de prêter son bonheur à notre mélodie.

Une belote de comptoir réunit cinq des nôtres. Même si le bardibule ne la rejoignit que sur le tard. Le barde le suppléa et joua pour deux sans jamais regarder les cartes de son acolyte. Poulet l’emporta sans faire le coq ; c’est un humble. Nougaro nous berçait de ses rimes.

Nous sortîmes après minuit. C’était une nuit d’automne. Hamilton chantonnait ses feuilles mortes en pensant aux herbes folles. JB sifflotait You must believe in spring. Les saisons sont un parti pris. Le tarlousain était fidèle à son Claude et fredonnait sa Cécile.