22 septembre 2010

Le cuistot de la semaine, l'homme invisible

Par le Blogger

Bon, il est midi !
Pas une ligne, pas un mot, rien. Alors, je vais m'y coller. On ne va quand même pas se passer d'une si bonne soirée ? Et puis merde, après tout, il y avait Perdigue, Donatien et Le Barde, ils peuvent bien écrire quelque chose. Allo ? Personne. Ils ont raccroché.
Alors on va commencer par une nouveauté : on va arrêter de faire la photo en cuisine. Primo, parce que les photographes se font aussi rares que les rédacteurs. Secundo, parce qu'on est tellement pris par la bonne ambiance qu'on n'y pense pas. Ce sera donc l'occasion de sortir une photo d'archives du cuistot pour se rappeler un bon moment. Ces photos qu'on fait et qu'on ne regarde plus et qui prennent une place sur le disque dur en attendant. Matet, la semaine dernière, nous a permis de revivre le parcours du golf des 40 ans en 2009.
Mais, là, problème ! J'ai beau chercher, Pascal n'est pas du genre à se laisser prendre. Je me suis tapé des heures de visionnage (oui je sais, ça fait pro mais c'est comme ça), soit il est invisible, soit il ne tient pas en place. Alors j'ai trouvé celle-là : Fontarrabie 2005. La fameuse halte sur la route de Mondragon où on s'était tapé une matinée thalasso chez Blanco, une grosse empifrade dans une sidreria, avant d'aller brouter l'herbe de l'ancien terrain des Basques.
Je vous l'accorde, il est à contre-jour !

J'ai ensuite taupé celle-là, mais il aurait fallu une vitesse d'obturation lumière d'1/100000 pour choper ce regard fugace qui hante les couloirs de la chambre du commerce. Et puis, à première vue, on s'attarde plus sur le jeune Toto (c'est mignon à ct'âge là) qui n'arrive pas à décoller sa langue du goulot de la bouteille en suppliant du regard sa voisine pour l'aider.

Dans les deux cas, ce rappel tombe à pic pour notre prochain déplacement à Mondragon prévu le week-end du 16 octobre, où nos amis golfeurs sont attendus en masse (hahaha) et pour éviter de refaire les mêmes erreurs (re-hahaha), en particulier le coup de la thalasso et de la sidreria. Surtout que la pelouse du nouveau terrain est tout simplement synthétique et il sera difficile de la brouter.

Pour l'entrainement, on vous avait promis de la refaire. C'est chose faite.
On repart donc du point de départ, une journée très agréable, ciel bleu et été indien. Rencontré à un feu rouge, Guitou me confie dans une sagesse infinie : « Indien vaut mieux que deux tu l'auras ». Ainsi parla Zarathoustra. Sur son nouveau tricycle, Gwen me contredit : « Non, c'est Zara White ». On repart au feu vert.
Sur le chemin du stade, les odeurs des grillades dans les jardins des pavillons béglais parfument le trajet. Ceci est certes le signe d'une soirée douce, mais ça creuse tout d'un coup l'appétit au point de se demander si on ferait pas mieux d'aller bouffer directement. A peine dans les vestiaires, Guitou avoue : « J'ai une fringale ! ». Il est déjà terrible d'habitude, là, qu'est ce que ça va être.
Le terrain est éclairé, l'herbe est verte, nous sommes une trentaine. Il y a donc de quoi réussir un séance sportive. Tous barbus, nous avons tourné cette vidéo qui restera dans les annales. Attention ça fait mal (je parle de la vidéo bien sûr) !



« Mais c'est les blacks couillon ! qu'est ce que ça fout là ? » me dit le Barbu poète sans humour et sans perspicacité. « Parce qu'ils ont un Faugère sur le maillot, couillon toi-même ! »

Arrivés à l'heure du repas, le trou s'élargit et les nouveaux affluent. Nous sommes nombreux pour cette deuxième rentrée de l'année et on est plus d'une trentaine par classe. Pascal est serein, il a tout prévu et le programme est déjà sur la table. Plusieurs bols de crème fraîche assaisonnée au truc qui est bon, et plusieurs bols de mayonnaise de chez mayonnaise. Il a fallu un bref feu vert pour s'y attaquer à coup de cuillère en y ajoutant, accessoirement, une sublime terrine de saumon au premier étage et une autre de courgette à l'étage suivant. Le Président n'a qu'un mot : c'est un repas léger !
En face de moi Jacquot festoie comme au temps des rois. La scène de la fourchette qui plante une noix de mayo et, portée à la bouche, arrive sans sa cargaison, sera digne du bêtisier des 100 ans. Le tas de mayo s'était héroïquement libéré à mi-chemin et est allé s'emplâtrer sur le magnifique polo blanc édition 40 ans. Repassé au ralenti, on aurait bien accompagné le vol de mayo d'une Chevauchée des Walkyries de Wagner histoire de détrôner celui des hélicos dans Apocalypse Now.
La suite marquera aussi l'histoire avec un grand H. Fraîchement cueillie sur les rives d'Arcins, une salade est venue accompagner l'hallucinant hachis Parmentier au canard. Le Président n'a qu'un mot : Il est délicieux ce hachich !
Le fromage bien fait m'emmène à mentionner la boule à zéro de Perdigue. Oui, je sais, c'est pas évident mais le fromage m'a fait pensé à celui qui fait exploser les bateaux dans Astérix chez les Corses où il y a le gamin qui retient sa respiration dès qu'il est contrarié. Perdigue, il est un peu comme ça. Quand il est contrarié, il se rase la tête.
La salade de fruit couronne un lancer d'assiette quasi sans faute. Un lancer qui a laissé tout le monde la bouche bée pendant lequel Pascal avait la bouche ouverte.
Voilà qui est fait, une rentrée pour de vrai. Pour remettre tout le monde dans le jus, il y a d'abord la G.Old.Arch.Cup (on dirait le nom d'un volcan en Island), le 3 octobre. Il y a aussi le week end à Mondragon le 16 et le 17. Je sais que le dîner de bienfaisance au profit du Téléthon organisé par les sapeurs-pompiers au café Maritime le soir du 16 vous tente aussi, mais faites un effort, les Arrasatois nous attendent de pied ferme au risque de rompre la trêve.

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