09 juin 2014

Le cuistot de la semaine a pécho le hareng

Par Le Blogueur



Il y a un proverbe qui dit : La caque sent toujours le hareng. N'allez pas plus loin, la signification est plus simple que vous ne le croyez. Ce proverbe signifie que l'on est toujours lié à ses origines, à son passé. Je confirme.

Me revoilà donc devant mon clavier et ma souris pour reposter quelque billets sur ce blog. On a du retard : Dudu et Pioupiou. Eh oui, c'est du boulot. Un morceau de choix.

Pour le terrain, les choses ne change pas. C'est toujours Victor-Louis, au fond à gauche. Là où il y a de l'herbe haute comme ça. Les lignes de touche ? On s'en fout. On est des sportifs de haut niveau et on devrait connaître un terrain de rugby par cœur et jouer les yeux fermés. C'est un peu ça.

Avec le soleil qui se couche tard, y a même plus la peine d'allumer les spots. Et ça, c'est bien. C'est l'été qui arrive, ça nous fait bien plaisir. C'est aussi la fin de la saison qui s'annonce et c'est un peu moins joyeux. Du coup, tout le monde en profite. Tout le monde se pointe pour jouer sa dernière carte avant les bronzettes d'été. On espère désespérément perdre ce qu'on peut de grammes superflus, que dis-je ?, des kilos... avant de parader sur le sable chaud jusqu'à la fin de l'été.

Mais où sont nos beaux paradeurs à la peau douce et hâlé ? Les Titi et les Guitous qui rendait chaque course sur le pré aussi haute qu'un défilé haute couture. Où sont les vieilles gloires qui donnent tort à cette expression chère à Hamilton : on ne peut pas être et avoir été ?

Encore l'été ! Eh oui.

Au trou, c'est la criée. Dudu a transformé le sous sol en haute mer, du côté de Lorient. Mais, un peu avant, sur la route, il a ramassé quelques crudités : des tomates et des radis. C'est un clin d'œil les radis. Car le radiologue est aussi radilogue au somment de sa gloire. Certes un ancien du Stade Bordelais, mais sa terre béglaise ne peut en rien le faire ignorer le radis. Et quand bien même s'il essayait : La caque sent toujours le hareng.

On pourrait croire que Dudu est un homme sans surprise. C'est faux. Dudu, l'homme qui a cru un jour que le black pudding anglais était un dessert, ne peut que surprendre. Et le premier surpris est bien Pioupiou qui, lui, sait que la black pudding anglais est en réalité du boudin noir. Et la surprise du chef est son plat, un plat discret et subtil : le hareng à l'huile.

C'est l'été.

Pioupiou est un enfant quelque part, et l'enfant qui se cache dans Pioupiou (c'est une image, il ne faut pas imaginer qu'il y a un enfant dans Pioupiou !) a bien cru que c'était une blague qui a bien pu lui rappeler les berceuses de son papa :
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

« Ne m'appelez plus sec » fit le hareng.

Un plat d'huile où batifolaient les harengs s'est posé sur la table avec, à côté, une gamelle de patates bouillies. Plein de patates bouillies. Au point que tu ne pouvais pas laisser passer l'occasion de t'enrichir de quelques patates. Des petites patates, toutes mignonnes.

Il a bien fait son compte Dudu. En bon nutritionniste, il rassure Pioupiou et lui assure qu'il y a dans 100 g de hareng autant de calories que dans 100 g de viande rouge. Sur le papier, c'est vrai. En réalité, on a du mal à le croire. Les patates ont eu un succès fou.

Pas bégueule pour un sou le Dudu, il remballe sa pêche miraculeuse et envoie le fromage et le dessert. Oui monsieur, parce que Dudu a bien prévu le fromage et le dessert. Pioupiou ne tarde pas à plier bagage en se disant qu'après tout, c'est un mal pour un bien. La semaine prochaine, c'est son tour de bouffe, et devant lui un boulevard pour briller.

Ensuite, la suite.

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