17 février 2020

Le Barde et Hamilton de bouffe: un lapin sans les arts

Par Bardibulle


La nuit perd de son jour à Musard. Il en est ainsi du cycle des saisons. L’équinoxe pointe l’horizon. Le magnétisme est gage d’équilibre. Les grues rejoignent le Nord et les castors leur pelouse. Le printemps est en approche.
Le pré, les saisons il s’en branle. Son vert est de synthèse et n’a que faire des vicissitudes du temps qui passe. Les fidèles sont en tenus et ne craignent pas le temps. Titi et Dudu pour ne pas les nommer sont des piliers même si leur jeu les prêtent volontiers à rester partiels sur le sujet. Ils sont trois quarts n’oublions pas. Une incomplétude bien curieuse dans la nomination des postes à pourvoir. Ils sont plus que des demis me diriez-vous. Le prof est au trou élabore une thèse sur le sujet en se rapprochant de la chansonnette. « L’entier est un trois-quarts gros » pousse Piou. Sa moitié le fait trois-quarts aile pour les soirs de toucher. Pour certains le mardi est devenu un qui trou chante tandis que d’autres pousse la taquine dans la balle. Yann est revenu de ses missions et se propose à souhaits au jeu à l’italienne. Qu’il est beau dans son rôle du percuteur percuté. L’arbitre non averti en perdrait son latin. Même si l’acte d’une scène d’un blessé imaginaire rend le « Poc » à l’un et le ballon aux autres. Un chérubin sur rail plus un chirurgien en bail cela fait du ravage. Le doc s’est fait plaisir ce soir. Il suit le régime de ses patients d’élite et culmine dans son art. Une course amenant rapidement à l’essai, point de raison de râler. Le doc ne râle pas il s’exprime. Le doc du soir avait bien trouvé. Guitou aurait choisi le même côté et Hamilton aurait changé de camp… Le score sera à son avantage même si le dernier essai du soir rétablira le compteur en équilibre. Dudu sortira sa feinte et pointera son essai. Le magnétisme est éternel. Peter et Alex se baladaient et butinaient à l’occasion quelques intervalles providentielles. Le Prez jouait sans quitter des yeux sa nouvelle monture. Le don est là ! Je regarde à gauche pour aller à droite, les jambes suivront. Gloire au Prez. A défaut de membres actifs en nombre, l’espace sera comblé par le mouvement. La passe fera le nombre. Nous espérâmes la douzaine et nous restâmes sur la largeur. La douche sera libératrice. Et l’appel de Pépé revenu au trou en gardien du temps. 

L’amiral était là. Il met du chœur dans son trou. Le projet est ambitieux, entouré du vieux 4, de Coco, de Mozart et des castors émérites, proposé au Barde et à Hamilton une présence mélomane le temps de la cuisson. Pour Amélie la cuisine est sacrée et ne se prête à l’art de la chanson. Il se fera spectateur et animateur d’ambiance au grand dam’ de la clé de sol. Coco avait pourtant son lala. La sono se désespère du décalage. Jacquouille remettait les pressions pour adoucir les glottes. 

Les deux font la paire. La tradition l’exige, la bouffe du Barde devient Hamilton, et la bouffe d’Hamilton devient Le Barde. Un duo qui se décarcasse. « Les arts sont reptiles ! ». Ils recherchent le lien entre le brut émotionnel à l’ultime du savoir. « Tout se résume dans le trou » glisse Piou Piou en thérapie brève dont il a le secret. Le psy objective le subjectif dans la durée. L’éphémère éternel qui conduira l’entrée en salade. Un pied de nez à l’hiver qui s’en va. Le printemps arrive. La fraicheur et la légèreté printanière dans l’assiette. Une mise en bouche aux délices du moment. Sabite pour l’accompagnement a abandonné son coquelicot pour sortir sa rose. Jacquouille ne rata pas l’occasion de faire rigole à l’imprudent. Nous tairons à la connaissance le cul mouillé. Les papilles s’ouvrent le cul à l’eau. C’est un rameur qui me l’a dit. La suite fera son chemin. La chansonnette de la patate pour l’accompagnement pour introduire le lapin à table. Les amateurs de la bonne bouffe apprécieront la madeleine de Proust. Ces associations simples qui nous lient au complexe. La mémoire des sens est enfouie et se doit de trouver un chemin. L’extase est son secret. Un lapin à la moutarde. Le râble sera en rabe ! 


Un délice dans la régression. Et la répétition rend le bien heureux.

La suite se fera en lancer. La paire jouera en fusion. Entre gémeaux et la déesse Shiva ou poulpe pour les impies. La maitrise est dans la liberté des bras. La chimère fait mythe. Chacun son hémistiche ; La table se prête aux verres. Les mots d’un côté et l’image de l’autre. Peu de victimes. Nous n’entendîmes que le cri d’une seule assiette. Coco veille. Le pain de Pépé ne vole pas il est fait pour saucer et accompagner le lacté du soir. 

Le dessert complétera le binôme. L’excellence est dans la rencontre des saveurs. Le chaud se fera froid et le chocolat fondant proposera un envol de la glace vanillée. Petit biscuits d’accompagne. Et Piou sonna le rappel de tout bon Trez. 

Guitou emporta la belote du soir. Point de visu sur le coin du bar. Le joueur se saisit toujours des bons côtés que certains prêtent au hasard. Guitou ne joue jamais sans gagner. La supposition fera le reste ainsi que son sourire à la sortie de son bout. 

Dehors, c’est la nuit. La chaussée supporte une fine pellicule d’eau. Le froid et le chaud font condense. Le trou fait qu’on chante. La remontée se fera à la fois lourde en nourriture affective et à la fois légère en nous poussant vers demain.

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