05 janvier 2012

Le cuistot de la semaine, l'homme qui murmurait à l'oreille des sangliers

Par Le Barde


Ah ! Le retour sur le pré à Musard. Nous étions orphelins ; plus d’un mois sans taquiner la gonfle. Nous étions juste ce qu’il faut, une douzaine tout au plus. Peu de mots. Peu de râles. Une gerbe d’essais. Walid était particulièrement affûté après une semaine au soleil du Liban et une autre sous la pluie bretonne. Walid, c’est deux mondes en un. C’est pour ça qu’on l’aime. Dudu et Alain étaient très affûtés. Comme Peyo. L’année s’annonce belle.

Au trou, c’est Jean-Philippe qui entamait 2012. Avec Jean-Philippe, l’année commence bien. Pépé était aux anges, ses petits étaient à l’heure. Pépé, il aime que ses petits respectent les fondamentaux. Les battements de l’horloge sont aussi précieux, à ses yeux, qu’une mêlée relevée.  Cela ne souffre pas la moindre discussion. Et Dieu sait que Pépé, il aime discuter, papoter, tchatcher, baragouiner, jaspiner, converser, confabuler. On ne le refera pas Pépé. Et c’est très bien ainsi. Ce n’est pas Tcho ni notre grand d’Espagne (Gilbert) qui diront le contraire. D’ailleurs Pépé, il ne goûte guère les charmes du contraire. Il faut filer doux avec lui.

Remake : Florian s’escagassait avec la tireuse. On craignit que 2011 ne se répète. Mais, peu à peu, la tireuse recouvra ses vertus. Et nous pûmes boire tout notre soûl. Il était soulagé Florian. La tireuse qui n’était que mousse délivra enfin un filet salvateur qui permit de remplir les bocks.

Jeanfi, il s’est converti au sanglier. Son père les élève. Et Jeanfi, il en fait du pâté. Le pâté de Jeanfi, il est très bon. Surtout avec la salade d’endives qui l’accompagne. Mais le sanglier jamais ne s’arrête au pâté. Alors, Jeanfi, il le fait rôtir au four et il vous le sert avec des pommes de terre agrémentées de petits lardons et de navets. Il avait prévu large Jeanfi car il est généreux. L’abondance lui est familière. Ainsi ne lésina-t-il ni sur le Saint-Georges ni sur le Rozier pour donner à son cher sanglier le vin qu’il quémandait avec force magnum à la clé.

Pioupiou, il se sent pousser des ailes depuis qu’il n’est plus stagiaire. Il a décidé de l’ouvrir, certain d’avoir été cadenassé du bec pendant ses deux années d’apprentissage. Ca promet ! Il n’entonna pas le père Abraham qui exige des cervicales au top (dit-il) et se rapatria sur Pas de boogie woogie avant de faire vos prières le soir. Il a un côté crooner Pioupiou. Ce n’est pas évident d’emblée mais lorsqu’il se prend pour Eddy, il a vraiment un côté crooner. Il faut voir l’air énamouré de la Jacouille lorsque son petit fait ses gammes. Pas de Guitou pour mettre un terme à ses initiatives vocales. Pas de Quand vient la fin de l’été. Alors Pioupiou, il y alla de plus belle. Hier soir, Sadirac et ses cruches l’emportèrent sur le cours Clémenceau. La Révolution est en marche.

On craignit le pire pour le lancer d’assiettes. A tort. Jeanfi l’exécuta avec doigté, ses lunettes en bataille. Seul Eric (Léonard) fit choir le disque. Puis vint le dessert. Une bûche au chocolat avec ce qu’il faut de poire. Il insista sur la poire Jeanfi. Allez savoir pourquoi. Peut-être est-ce son penchant orléaniste. En vieux Bourbon que je suis, je ne lui en tiendrai pas rigueur.

La soirée s’acheva par une belote de comptoir. Comme toutes les bonnes soirées. Elle est belle la vie côté archi.

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