06 juin 2006

Le cuistot de la semaine comme un beau diable

C'est le non-événement du jour : nous sommes le 6/6/2006, en conséquence de quoi c'est la fin du monde (c'est très sérieux, ils l'ont dit à France Info à 6h06 le matin même). « C'est le moment d'avoir du discernement : celui qui a de l'intelligence, qu'il interprète le chiffre de la bête, car c'est un chiffre d'homme : et son chiffre est six cent soixante six. » dixit saint Jean. Quel embrouilleur celui-là. On s'était déjà pris la tête entre lui et Marie-Madeleine, et là, il nous promet le diable et son bêbête show avec tout un programme de partouzes non-stop sur 24 heures façon Sodome et Gomorrhe... queneni, rien, walou, pas même un téton, les boules !
Bougez pas. Pour la peine, on a un plan B. C'est Patrick D. qui fait son apparition au trou, dans un contexte moins orgiaque d'accord, mais on a rigolé quand même. Il était déjà venu en repérage la semaine dernière histoire de voir où en étaient les morphales du mardi soir qui mangeraient le diable et ses cornes. Il s'est donné la semaine pour cogiter, bilan : Foie gras des Landes, poulet rôti des Landes, ratatouille de légumes des Landes, riz des Landes et tiramisu de framboises des Landes, ça envoie du bois ! du bois des... ? Vous dormez ou quoi ?
Le jury, Gilbert A., Le Tchô, Lafée, Pepe, Jacky J. et Roland D. apprécient le retour de l'enfant prodige et le disent haut et fort avec un 15,5. Ca donne envie de chanter : Patrick revient, Patrick revient, Patrick revient parmi les tiens... Pour un festin comme ça, tout le monde est d'accord et au diable l'avarice !

Ce que le barde en dit :

Vestiges d'une morue qui se voulut en fête
notre terrain annexe était couvert de tentes
nous foulâmes ainsi le pré aux mille attentes
d'une fusion chaotique que la rumeur écrête

sans poteaux, sans lignes, sans le moindre drapeau
nous officiâmes quand même rebelles à tout obstacle
et la foulée légère, sans que nul ne renâcle
nous offrîmes un spectacle digne des plus beaux plateaux

la récompense vint pour nos si nobles efforts
des talents culinaires de notre ami Dinclaux
pour les préliminaires il sortit du chapeau
un foie gras de légende à réveiller les morts

nous en prîmes et reprîmes, il était à foison,
et moelleux et si doux comme une douce toison
provenait-il des Landes, peut-être du Périgord
le gourmand à la source cherche toujours son or

puis vint la ratatouille onctueuse à souhait
elle coulait aux palais de castors médusés
et qui n'eurent de cesse, bien sûr, d'en abuser
ô la divine chair des légumes mêlés

la ratatouille n'est rien sans une viande assortie
un poulet flamboyant accompagnait la belle
comme l'ami Derudet et ses tendres donzelles
notre poulet à nous, notre bressan d'ici

mais le mot de la fin va au tiramisu
que notre ami Dinclaux osa à la framboise
Naples est, paraît-il, sens dessus dessous
n'importe ce qui vaut se mesure à sa toise

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