27 mai 2013

Tournoi de l'ECE, le rugby RTT.

Par Le Blogueur


Bienvenue au Tournoi des écoles de rugby de Saint-Médard. Ce tournoi réunit les U15 masculin, U15 féminin, U17, U19 et on passe tout de suite, grâce aux Archiball, à U40 et U50. (Pour ceux qui ne connaissent pas les mutations modernes du sport, les U-quelque-chose c'est l'équivalent des moins-de-quelque-chose)
Nous sommes donc la seule équipe vétéran, je dirais même vintage grâce à notre tenue année 80. Les maillots stretch sont d'une telle banalité que, pour marquer les esprits, nous avons voulu mettre une touche rétro. Au-delà de l'effet nuisette quand le maillot n'est pas fourré dans le short, le côté sexy et glamour est rehaussé par les extrémités des manches autrefois élastiques et qui sont étrangement devenus de fines œuvres de macramé par la patine du temps.

Quelques héros de Musard étaient là. Parmi eux, Gwen. J'ai remarqué que Gwen est toujours présent pour les matches, qu'ils soient à toucher ou à plaquer. Il vient même le mardi maintenant, comme mardi dernier. Ou le bâtiment est en pleine crise, ou l'architecture aussi a ses erretétés, ou il touche des primes.
Autour de Gwen, il y a un poète pour qui les erretétés sont une option tous les jours, deux vignerons pour qui les erretétés sont juste une question d'arrêter de téter, un graphiste – moi – qui a réussi deux heures de erretétés pour jouer les deux premiers matches, et deux jeunes autochtones fans de la tenue vintage des Archiball. Esteban, monsieur Riz-au-lait, nous a rejoint pour préparer la relève de son père, monsieur Riz-la-croix.

Le premier match nous oppose tout en douceur à une équipe féminine. Toucher deux mains. On s'en est pas privé. On a défendu avec une telle envie que le match fut remporté haut la main. 4 ou 5 essais à zéro. Le seul comportement étrange est à noter chez Sabite qui se laissait attraper dans des conditions douteuses.

Le deuxième match nous oppose à une équipe de jeunes, qui à premier abord, avait tout pour nous mettre un vent. Mais la nonchalance affichée par notre première tournée de bière entre les deux matches a marqué les esprits et nos adversaires en ont perdu leurs gambettes. Sabite s'est fait bobo au genou. Le match s'est finalement soldé par trois essais à un en faveur des Archiball. On arrose la deuxième victoire par une magnifique averse.

Le troisième match est contre le 7 de l'ECE, les gars du club. Là, on s'est dit que jouer contre un adversaire qui joue à la maison, forcément, c'est plus le même refrain. Sabite, entre-temps, a soigné son genou avec une recette de grand-mère : un peu de camphre pour bien chauffer le muscle et un sac de glaçons derrière pour créer un choc thermique. Il paraît qu'on fait du vin comme ça aussi. Et bien la recette a bien marché. Le match a été remporté par les Archi sur un score serré de je-ne-sais-plus-combien à je-ne-sais-plus-combien. Ce score nous propulse en demie finale.

On est… On est… On est en demie. Ça se fête par un ?... Demi. On joue la demie contre l'équipe féminine qui nous avait mis en jambe. On cache notre joie et on fête l'affaire avec un ?... Demi.

Les filles sont tellement mignonnes qu'elles nous ont laissé gagner. Eh oui, c'est comme ça. Le rugby c'est l'école de la vie. Un peu comme dans la pub où une joueuse de rugby ramène le sac à main de Line Renaud. Et les filles le savent. Pas la peine de décevoir une équipe de vieux qui sont à une marche de la finale. C'est fait, on est en finale.

On est… On est… On est en finale. Ça se fête par un ?... Demi.

La finale démarre sur les chapeaux de roues contre les juniors du Bouscat nourris aux bananes et aux barres céréales. Rien que ça. Nourris aux demis, on démarre mal. Ils nous mettent deux essais pour solder la première mi-temps. Rien que ça. A la reprise, les Archi ont le temps de se venger en mettant deux essais coup sur coup. Rien que ça aussi. Mais en face, le souffle est plus long. Ils inscrivent deux autres essais et plient l'affaire.

Une année de plus où les Archiball arrivent en finale du tournoi pour la perdre. Il y a le syndrome ASM dans l'air. Et comme l'ASM, ça viendra.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il vient deux heures, il propulse son équipe en demi et il fait le blog : balaise le gonze.