09 octobre 2007

Le cuistot de la semaine en phases finales


Laporte aime le jambon. C'est pour dire combien la charcuterie peut-être "rugby". Notre Jacques Le Boucher le sait. Il sait combien la charcuterie apporte de force à nos organismes de sportifs de haut niveau. Mais entre Jacques et Laporte, y a pas photo. Il y a charcuterie et charcuterie. Pour se remettre de ses émotions, la charcuterie de Jacques est la meilleure et Laporte ferait mieux de se mettre au thé. D'ailleurs, le Tea Time, c'est pour samedi qui vient.
Eh wi, Ki(wi) l'eut cru ? Ki(wi) pensait qu'un quart de finale contre le pays du nuage blanc allait mettre les Français sur un nuage ? Ki(wi) croyait que les bleus allaient manger les blacks comme des petits gris ?
Petit replay d'un des moments forts et une pensée à l'arbitrot. Ah oui, céééééééééé bon.

(Il y avait là le haka du fameux quart de finale, vu à la télé. TF1 ayant tous les droits, il a été supprimé. En voici un autre, en bonus, il y a les hymnes, en malus, il y a plus le "cééééééééééé bon" de l'orgasme de Lacroix en mi-molle.)



Alors, va pour la charcuterie et mort au cholestérol. Jambon de tout genre et saucisson de toute taille s'entrelaçaient charnellement dans les plateaux disposés ça et là. Une partouze de salaisons. Les cornichons tutoient la rosette et le beurre astique le saucisson. Céééééééééé bon. Plus on mâchouille et plus les babines abusent des frissons. On est en demi et rien ne nous coupe l'appétit, certainement pas un rosebeef.
On en oublierait que c'est juste l'entrée et pour la daube, on ne rechigne pas. On y va. Une daube de chez daube. La sauce justement réduite et la viande d'une tendresse que ce monde de brutes en a même oublié l'existence. Les babines tiltent. C'est un goût de jadis qui fait retourner Proust de sa madeleine. Les fondamentaux, de la bonne viande, une sauce rondement menée et un mijotage de ceux qui savent que la cuisine ne s'est pas faite en un jour. Jacques est de ceux là et nous, on lui dit merci.
Mais le bougre, pour ne pas vexer les dieux par une indécente perfection, se permet un lancer d'assiette de quatrième série. Peu sont celles qui partirent droite et, en touche, beaucoup sont tombées. Personne s'en offusque, la chorale déroule aussi bien qu'un maul avec l'Amiral au micro et Eric Léo en Claude François. Ça chante comme autrefois, et oui la cuisine authentique, c'est ça aussi. Le fromage passe par là avant de laisser la place à une tourte juste tiède.
La Fée annonce le champagne au micro et Jacques son anniversaire sans micro. Re-chanson, on aurait même battu des records de décibels. Pour la note, on s'en fout, c'est jour de fête. Pour rappel, les repas d'anniversaire dénotent. Alors longue vie à Jacques et God save le XV bleu des caprices de la reine.

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